Au fil de l'autre

Carnet de notes de mes explorations: filage et tissage

Résumé de mes notes ddw - 2

17.11.2022. En consultant à nouveau le livre de Betty Briand sur le ddw, pour ces quelques jours de retour à ce curieux modèle, j'ai retrouvé un de mes brouillons du printemps 2022. Splications ci-dessous. Je pourrai alors, l'âme tranquille, passer à la recension du livre de Marian Stubenitsky que j'ai promise.



Quand je veux comprendre une structure, je fais comme à l'école, alors que je suis une vraie geek (une "geekette"), amoureuse de mon logiciel de tissage.A l'école, càd comme j'ai appris à le faire lors des séminaires en ligne de Jane Stafford, et en direct lors des deux stages chez Betty Briand (ah, le beau tableau vert à l'ancienne, Betty dear, nostalgie, j'adorais ses explications virevoltantes au tableau). Bref. C'est le cas de le dire.

C'est mon vieux refrain en nutrition aussi: les concepts ne rentrent QUE par le corps. Je dessine donc la structure à l'ancienne, sur du papier quadrillé téléchargé pour l'occasion. J'écris comme si j'expliquais à une copine. J'ai choisi un simple enlissage comme enfilé (tromp as writ, ou TAW en anglais), c'est d'ailleurs le système privilégié en ddw: les fils choisis pour les blocs A&C ou B&D se retrouveront tels quels en trame, pour un bel effet graphique.

Dans ce cas-ci, lire l'image en sachant que je note d'abord les signes au bic:

  • la chaine
  • la base de l'attachage (15 26 37 48 etc)
  • le marchage, qui est standard

Puis je note au crayon les "fantaisies", dans ce cas les flottés de trame ou de chaîne (qui seront, chez moi, invertis par rapport au modèle puisque j'ai un métier à la lève): au crayon dans l'attachage et dans le résultat à gauche. Le jeu entre bic et crayon me permet de me rappeler une progression dans l'explication. Quand j'aurai oublié ce que j'ai appris là, par exemple.

 

 

Je fais toujours mes brouillons de cette sorte en métier à la baisse (sinking shed), car il est bien plus facile de cocher les cases "1" quand l'attachage pose une croix en "1". C'est intuitif. En métier à la lève, il faut un tout petit peu de gym intellectuelel. En plus, la copine (la vraie) à qui j'explique parfois travaille sur un métier à la baisse. Alors hein bon.

Ensuite, quand j'ai engrammé dans mes petits doigts le système, je repasse en écriture "à la lève".

C'est ainsi qu'on sent "dans les mains", "dans les yeux" et qu'on retient qu'en ddw, il est risqué de faire se suivre n'importe quel couple de cadres, au risque de ses retrouver avec un flotté de trame à côté d'un flotté de chaine. Bazar assuré. Ou j'ai mal compris.

Dès que le système est "engrammé", on peut s'amuser à construire des brefs en copiant en chaine des rythmes de sergés, par exemple: un sergé suivi, ou en broken; et des marchages en broken ou en suivi. Le 1 du sergé sera le bloc A, le 2 le bloc B, etc. Une case du sergé sera donc de 2 à 6 fils selon la longueur des blocs que l'on a choisie. On peut jouer dans le logiciel à "transformer" l'attachage uniquement, pour voir un nouveau tissu se déployer (j'utilise "cycle" left, pour faire défiler, en Fiberworks). Je dois encore essayer tout cela.

On est donc en ddw dans la variété classique du tissage: le trio du jeu des rythmes en chaîne, en attachage, en marchage (et bien sûr jeu des couleurs). Ici: on ajoute de sérieux flottés selon les blocs. Il faut qu'on connaisse bien son fil: si j'étais plus jeune d'un an, je le ferais en chenille, dont j'aime la douceur. J'ai pris ma leçon: plus de flottés avec du chenille, car tout part de guinguois. Je le garde pour les structures plus sobres.



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